mercredi 22 octobre 2008

Bonjour,


Voici donc quelques nouvelles avant de se plonger en résidence de création pendant 10 jours...


Petit point « instruments de musique » :

Après de nombreux coups de fil, de longues heures d'attentes, du ras le bol, du stress, de faux espoirs... et bien après tout ça........ il n'y a toujours rien !

A priori, le saron et le bonang (deux isntruments de Gamelan indonésien) sont sur le quai à Surabaya, prêts à prendre le bateau jusque chez nous. Je ne m'attends pas à les avoir avant janvier ou février. Il fallait donc que je m'organise autrement pour novembre et décembre.

Ce constat fait, il m'a fallut passer des coups de fil dans tous les sens pour trouver des gens d'accord pour me prêter les instruments. De fil en aiguille, je suis tombée sur Pascale et Xavier, un couple qui habite près de Poitiers et qui ont été d'accord pour nous aider. Passionnés de musique indonésienne, ils ont acheté un gamelan entier (une quinzaine d'instruments) il y a quelques années à un brocanteur allemand pour pas très très cher. Un coup de bol pour eux. Et du coup, pour moi aussi.... Je les remercie sincèrement de nous aider sur ce coup là. En fait, on s'est dit qu'il y aurait certainement des choses à faire ensemble, des spectacles, des conférences... etc. Comme la musique indonésienne est inconnue autant que le théâtre d'ombres indonésien, pourquoi ne pas faire des projets ensemble pour faire découvrir tout ça ?

Enfin, pour le moment, on s'est vu rapidement. Mais je pense que ce sont des gens que l'on va être amené à revoir très vite, et à travailler ensemble. J'espère !




le bonang et un gong / le saron



Sinon, le week end du 11 et 12 octobre, j'ai animé un stage d'initiation au théâtre d'ombres d'Asie du Sud Est. L'idée était de partager tout ce que j'ai vécu, avec un temps de construction de marionnette en cuir, un temps de manipulation, de découverte de la musique, découverte du Râmâyana... etc, et surtout, de discussion ! C'était la première fois que j'ai animé un stage sur un week end. Cela m'a permis de me rendre compte du temps qu'il me faut pour les choses. On a passé beaucoup de temps sur la construction, et je ne pensais pas que serait aussi long. Mais comme les stagiaires avaient vraiment envie de repartir avec leur marionnette (ce que je comprends tout à fait), ben on a fait avec ! Et on a quand même pris le temps de toucher à la manipulation des marionnettes indonésiennes et de la musique. Chacun a pu testé l'ensemble des éléments d'une représentation de théâtre d'ombre. Prochaine journée de stage, le 13 décembre, au théâtre Clin d'Oeil à St Jean de Braye (45).

construction




manipulation et initiation à la musique



Et puis aujourd'hui, j'ai reçu un mail de Sopheap (souvenez-vous ! Le cambodgien qui s'occupait de la section cirque, avec qui j'ai monté un petit spectacle marionnette française/marionnette cambodgienne). On continue de s'écrire régulièrement depuis que je suis revenue mais là, aujourd'hui, il me raconte qu'il a construit des marionnettes à gaine avec un groupe d'enfants et qu'ils sont en train de monter un spectacle tous ensemble. Ca me fait plaisir de lire que ce que j'ai pu leur apporter, même rapidement, ils le réutilisent et se l'approprient. Il m'a même envoyé quelques photos !




les enfants cambodgiens qui fabriquent des marionnettes à gaine française... !



Bon sinon, voilà, nous sommes le 22 octobre. Dans 2 jours, nous réinstallons l'expo à la Fabrique à Meung sur Loire. Elle sera visible pendant le festival « Petites formes mouvantes et émouvantes » organisé par la compagnie du Faux-Col du 30 octobre au 11 novembre. C'est d'ailleurs pendant ce festival que va être joué pour la première fois en entier et fini, mon spectacle « le Râmâyana ». Nous sommes donc en résidence de création invités par la compagnie du Faux-Col. Jean Christophe arrive vendredi soir, et nous allons travailler dans le beau théâtre de la Fabrique pendant une dizaine de jours. Il nous faut fignoler l'ensemble du spectacle pour le présenter les 4, 5 et 6 novembre prochains.



2 commentaires:

Maisonneuve a dit…

ont-ils le bonheur, ces petits cambodgiens d'avoir une "Odile" pour la couture ? parce sinon, ça va pas être facile pour la gaine.

Cécile Hurbault a dit…

ben je leur ai montré comment faire aussi ! j'espère que Sopheap leur a fait coudre les gaines ! Sinon oui, Odile va devoir se déplacer jusque là bas pour leur apprendre... maintenant qu'elle est à la retraite, pourquoi pas ???